Paris, le 26 mai, stade de Roland Garros, bois de Boulogne
Quand j’étais petit, je venais souvent ici, l’après-midi, c’était mon parc préféré. C’est un lieu de promenade parfait et ce n’est pas loin du centre de Paris : on peut voir la Tour Eiffel. Aujourd’hui, je suis ici avec Nina et Jacky pour interviewer et photographier les champions du tennis mondial. Pierrick Martin va commencer à jouer dans quelques minutes. Jacky et Nina sont à côté de moi dans la tribune réservée à la presse. Jacky regarde droit devant lui.
Alex: — ça va, Jacky ?
Jacky : Oui, oui. Je regarde la forme du court central, tu sais ? ça me fait vraiment penser à un cirque romain, tu sais. Je peux imaginer facilement Pierrick Martin et son adversaire habillés en gladiateurs.
Alex : — C’est vrai, dis-je. La différence, c’est qu’à notre époque, le public n’exige pas la mort du perdant !
Le premier match de Pierrick Martin est une victoire facile. Il a un service très efficace, il accumule les « ace ». Sa force extraordinaire ne laisse aucune chance à son adversaire.
Jacky : Regarde bien Pierrick. Tu le trouves normal ?
Alex: — Ben oui. Je trouve qu’il joue bien. Il est en pleine forme, non ?
Jacky : Tu sais que j’observe Pierrick attentivement ces dernières semaines.
Alex: — Oui.
Jacky : Et toi, tu ne trouves pas qu’il est différent ?
Alex: — Non, désolé !
Jacky : Moi, je suis sûr qu’il a changé. Il a changé physiquement.
Pierrick Martin est en train de saluer le public, il a un sourire triomphant.
Alex: — Jacky, je pense au message anonyme que nous avons reçu « Pierrick Martin va mourir. » Qui peut écrire et nous envoyer ce message ?
Jacky : Je ne sais pas, c’est absurde, répond Jacky.
Alex: — Pourquoi l’envoyer à L’Avis ? C’est peut-être quelqu’un qui nous connaît ?